Que se passe-t-il dernièrement dans l'industrie du jeu en ligne ? A vrai dire, on n'y comprend plus rien. A l'heure où la régulation du marché des jeux en ligne en France comme en Belgique est repoussé au second semestre 2009, c'est la véritable explosion en matière de visibilité, de sponsoring, de publicité. Autrement dit, bien que toujours illégal, le jeu en ligne s'invite dans la rentrée de manière particulièrement bruyante et imposante. Retour sur une fin de mois d'août sous le signe du jeu en ligne. Alors oui, c'est vrai que la rentrée se place généralement davantage du côté de buzz liés aux prix des fournitures scolaires, aux futures grèves prévues par nos chers syndicats pour nous souhaiter un bon retour après nos congés payés, à l'hystérie autour du virus de l'année qui menace nos petites bouilles, à la nouvelle taxe prévue par le gouvernement ou encore à tel ou tel transfert à plusieurs dizaines de millions d'euros pour une star éphémère du ballon rond.
Mais pas cette année. Certes, les prix pratiqués par les grandes surfaces sont ridiculement élevés. Oui, nous ne pourrons pas prendre nos transports en commun pendant quelques jours. Oui, le H1N1 est bien là. Oui, nous allons tous payer la taxe carbone bien que l'Elysée prédise le contraire. Et oui, Ronaldo a été transféré pour la modique somme de 93 millions d'euros. Mais la vraie star de cette rentrée 2009, c'est le jeu en ligne. Ou en tous cas, la présence quasi unanime des grands opérateurs de jeux en ligne sur les maillots des clubs de Première division en France, en Angleterre, en Espagne et en Italie.
Et oui, tout le Web ne parle que de cela. Quel opérateur apparaît sur quel maillot d'une grande équipe de football. Alors il y avait l'année dernière Bwin avec le Real Madrid. Désormais l'Olympique Lyonnais, le PSG, Tottenham, Juventus, Real Madrid, Chelsea, Portsmouth et désormais le dernier promu en Ligua, le minuscule FC Malaga, tous affichent sur leur maillot une marque de jeux et de paris en ligne. Pour ce qui est du FC Malaga, c'est le très britannique William Hill qui a décroché le gros lot pour la modique somme de 600,000€ pour la saison 2009-2010. Et ce sont les Blues du petit poucet de la ligue 1 française, Boulogne-sur-mer, qui se mettent à rêver d'un sponsor de la trempe de Betclic ou de Unibet. Pourquoi pas ? Toujours est-il que, à l'heure où la légalisation des jeux et paris en ligne et donc de la publicité pour les jeux et paris en ligne, est repoussée, jamais depuis la création de cette industrie il y a dix ans, les sponsoring d'opérateurs de poker en ligne, de paris sportifs ou encore de casino en ligne n'a été aussi présent.
Que faut-il attendre, donc, de l'entrée en vigueur de la régulation dans certains pays d'Europe ?
