Un braquage à main armé qui a engendré plus de peur que de mal a eu lieu ce vendredi 17 juillet 2009 à minuit trente par quatre hommes dans le casino de Saint-Gervais-les-Bains. Une voiture métallisée de couleur grise s’est arrêtée devant l’établissement de jeu et 3 hommes en sont sortis cagoulés et vêtus de sombre. Le 4ème complice est resté au volant du véhicule de marque allemande. Deux des malfaiteurs tout en braquant les deux vigiles leur ont ordonnés de se coucher à plat ventre sur le sol. Pendant qu’un des hommes les tenait en respect, les deux autres sont entrés dans l’établissement vociférant à toutes les personnes présentes dans le casino de se coucher à terre et cela sans faire d’histoire. Un des deux hommes armé d’un fusil de chasse surveillait les clients, ils étaient une trentaine, pendant que l’autre non armé tendait un sac et récupérait la recette que contenait la caisse, une somme de 8 000 euros. Les trois complices se sont enfuit dans la voiture qui les attendait. Ce vol a duré moins de deux minutes. La direction du groupe Tranchant a dépêché une cellule psychologique pour aider tous ceux, clients et personnel, qui en ressentaient le besoin.
Aussitôt les malfaiteurs partis, les portes du casino ont été fermées par la direction et les clients ont été calmés. La gendarmerie est intervenue et une enquête a été diligentée. Selon un des témoins, au moins un des braqueurs, celui qui tenait en respect les deux vigiles tremblait, quant aux deux autres qui braillaient, ils ne semblaient pas être des professionnels du fait.
Plusieurs braquages ont eu lieu dans des établissements de jeux au cours de ces derniers mois. Le groupe Partouche pour le casino d’Annemasse qui a été victime à deux reprises en peu de temps de vols à mains armés et ce mois de juillet dans le casino de Saint-Gervais-les-Bains qui appartient au groupe Tranchant.
Le contrat DSP (Délégation du Service Public) qui lie la Ville de Lyon depuis 2000 avec le
L’établissement de jeu était jusque-là menacé de fermeture compte tenu des désaccords entre le groupe Partouche et la Mairie. Le casinotier tenant compte de la baisse de son chiffre d’affaires dû à la crise économique a souhaité une diminution des prélèvements de la ville qui était jusque-là de 15 % sur les produits bruts des jeux. Le député-maire Etienne Blanc arguant l’investissement du groupe de 20 millions d’euros pour le casino de Bandol et de son acceptation d’augmentation des prélèvements reversé à la même ville, passant de 13 à 15 % a refusé d’accéder à la demande du casinotier. Ce dernier est propriétaire des murs et opérateur du Domaine de Divonnes-les-Bains. L’accord est tout de même intervenu grâce à la rétrocession pour être réinvestie dans l’établissement d’une somme de 350 000 euros par an sur les 15 % prélevés.