Fréquenter de façon occasionnelle les casinos permet de s’octroyer un moment de détente. Déambuler entre les machines à sous, entendre leurs tintements, observer les visages radieux et si possible remporter de jolis gains fait partie du plaisir de jouer. Mais pour certains, toute la magie des premières fois se transforme en véritable cauchemar, et la descente aux enfers est facilement franchissable. Remporter des sommes énormes en quelques heures alors qu’il vous faudrait plusieurs mois de travail, qui n’en a pas rêvé ? L’appât du gain facile peut malheureusement s’avérer dangereux pour les joueurs compulsifs. Certains d’entre eux ont tout perdu que ce soit toutes leurs économies, leur habitation, leur famille, et sont même surendettés.
Pour pouvoir prévenir toutes ces dérives, quatre chercheurs de l’Université du Québec ont comme mission d’étudier le comportement de ces joueurs. Avec la somme de 150 000 dollars octroyée par le Fonds québécois de la recherche sur la santé et la culture, une étude menée sur deux ans permettra d’établir le profil du joueur compulsif. Monique Séguin qui est responsable de ce projet, reconnait qu’il est difficile d’affirmer avec exactitude quels sont les traits de ces joueurs de casino. Elle admet cependant que ce type de joueurs a en commun une accumulation de problèmes, qu’ils soient financiers ou familiaux. Mais elle assure qu’il n’a pas été prouvé que le nombre d’établissements de jeux dans une région entraînait automatiquement plus de dépendance. En revanche, il en ressort déjà que ce type de joueurs ne consulte pas suffisamment de spécialistes qui pourraient leur permettre de sortir de cette spirale infernale.
Avec cette étude qui doit être menée sur une centaine de personnes, Monique Séguin espère remettre au Ministère de la Santé et des Services Sociaux un dossier complet qui permettra de définir le profil type du joueur compulsif afin de leur venir en aide. Surtout que ce nombre risque de s’alourdir dans les mois à venir en raison de l’ouverture des jeux en ligne.