Archive for septembre, 2009

Playtech lorgne sur le marché français du jeu en ligne

Jeudi, septembre 17th, 2009

Playtech ? Vous connaissez ? Non ? Casino Tropez ou encore Eurogrand ? Titan Poker ou encore 21Nova (anciennement 32Vegas) ? Toujours pas ? Poker 770, Chili Poker ! Ah là ça va mieux ? Vous voyez désormais ? En gros, l’un des plus grands et plus influents acteurs du jeu de casino et de poker sur Internet. Playtech, leader de l’édition de jeu en ligne.

Depuis plus d’une dizaine d’années, ce groupe israélien, côté à la bourse de Londres, opère sur le marché européen depuis la fermeture du marché américain en 2006.

Le marché britannique principalement, mais également les italiens, allemands et espagnols, voila quel est le champ d’action du groupe. Pour ce qui est des marchés francophones (Belgique, Suisse et France), Playtech non seul y travaille depuis plus de dix ans mais, l’éditeur de jeux en ligne, via des marques comme Casino Tropez, 32Vegas ou encore Titan Poker, s’est vite imposé comme un acteur majeur sinon prépondérant. Or, depuis le début des débats sur la légalisation du jeu en ligne promise par Bercy, la société israélienne s’est voulue assez discrète au final en agissant sans frasque. Le contrat signé avec le groupe Joa, les contacts avec le groupe Vicking, l’affaire du WPT, toutes ces actions ont été réalisées sans grand bruit. On n’est loin des Betclic sur maillot lyonnais ou encore de l’affaire Unibet-RMC.
Et pourtant, en silence, Playtech prépare sa pénétration légale du marché français en préparant de nombreux actions, plus ou moins secrètes.

Quelles sont donc les options de Playtech sur le marché français ? Comme ses concurrents, Playtech pourra faire la demande en vue d’obtenir l’une des licences françaises à venir. Comme ses concurrents, Playtech pourra s’associer à un acteur français détenteur d’une licence tricolore. Et Playtech pourra  continuer à agir en France en dehors de toute légalité.

Toujours est-il qu’au final, l’annonce selon laquelle, le groupe israélien lorgne sur le marché français a pour principale conséquence un vent de panique dans ce secteur. En effet, quand l’un des plus grands groupes de jeux en ligne s’attaque à un marché, en général, l’attaque se solde par un succès. La Française des Jeux et le PMU doivent-ils se faire des cheveux blancs ? L’avenir nous le dira.

Le Québec attribue des fonds pour analyser le comportement des joueurs

Lundi, septembre 7th, 2009

Fréquenter de façon occasionnelle les casinos permet de s’octroyer un moment de détente. Déambuler entre les machines à sous, entendre leurs tintements, observer les visages radieux et si possible remporter de jolis gains fait partie du plaisir de jouer. Mais pour certains, toute la magie des premières fois se transforme en véritable cauchemar, et la descente aux enfers est facilement franchissable. Remporter des sommes énormes en quelques heures alors qu’il vous faudrait plusieurs mois de travail, qui n’en a pas rêvé ? L’appât du gain facile peut malheureusement s’avérer dangereux pour les joueurs compulsifs. Certains d’entre eux ont tout perdu que ce soit toutes leurs économies, leur habitation, leur famille, et sont même surendettés.

Pour pouvoir prévenir toutes ces dérives, quatre chercheurs de l’Université du Québec ont comme mission d’étudier le comportement de ces joueurs. Avec la somme de 150 000 dollars octroyée par le Fonds québécois de la recherche sur la santé et la culture, une étude menée sur deux ans permettra d’établir le profil du joueur compulsif. Monique Séguin qui est responsable de ce projet, reconnait qu’il est difficile d’affirmer avec exactitude quels sont les traits de ces joueurs de casino. Elle admet cependant que ce type de joueurs a en commun une accumulation de problèmes, qu’ils soient financiers ou familiaux. Mais elle assure qu’il n’a pas été prouvé que le nombre d’établissements de jeux dans une région entraînait automatiquement plus de dépendance. En revanche, il en ressort déjà que ce type de joueurs ne consulte pas suffisamment de spécialistes qui pourraient leur permettre de sortir de cette spirale infernale.

Avec cette étude qui doit être menée sur une centaine de personnes, Monique Séguin espère remettre au Ministère de la Santé et des Services Sociaux un dossier complet qui permettra de définir le profil type du joueur compulsif afin de leur venir en aide. Surtout que ce nombre risque de s’alourdir dans les mois à venir en raison de l’ouverture des jeux en ligne.

Du rififi dans le monde du jeu en ligne

Mardi, septembre 1st, 2009

 Que se passe-t-il dernièrement dans l’industrie du jeu en ligne ?
A vrai dire, on n’y comprend plus rien. A l’heure où la régulation du marché des jeux en ligne en France comme en Belgique est repoussé au second semestre 2009, c’est la véritable explosion en matière de visibilité, de sponsoring, de publicité.
Autrement dit, bien que toujours illégal, le jeu en ligne s’invite dans la rentrée de manière particulièrement bruyante et imposante.
Retour sur une fin de mois d’août sous le signe du jeu en ligne.
Alors oui, c’est vrai que la rentrée se place généralement davantage du côté de buzz liés aux prix des fournitures scolaires, aux futures grèves prévues par nos chers syndicats pour nous souhaiter un bon retour après nos congés payés, à l’hystérie autour du virus de l’année qui menace nos petites bouilles, à la nouvelle taxe prévue par le gouvernement ou encore à tel ou tel transfert à plusieurs dizaines de millions d’euros pour une star éphémère du ballon rond.

Mais pas cette année. Certes, les prix pratiqués par les grandes surfaces sont ridiculement élevés. Oui, nous ne pourrons pas prendre nos transports en commun pendant quelques jours. Oui, le H1N1 est bien là. Oui, nous allons tous payer la taxe carbone bien que l’Elysée prédise le contraire. Et oui, Ronaldo a été transféré pour la modique somme de 93 millions d’euros.
Mais la vraie star de cette rentrée 2009, c’est le jeu en ligne. Ou en tous cas, la présence quasi unanime des grands opérateurs de jeux en ligne sur les maillots des clubs de Première division en France, en Angleterre, en Espagne et en Italie.

Et oui, tout le Web ne parle que de cela. Quel opérateur apparaît sur quel maillot d’une grande équipe de football.
Alors il y avait l’année dernière Bwin avec le Real Madrid. Désormais l’Olympique Lyonnais, le PSG, Tottenham, Juventus, Real Madrid, Chelsea, Portsmouth et désormais le dernier promu en Ligua, le minuscule FC Malaga, tous affichent sur leur maillot une marque de jeux et de paris en ligne. Pour ce qui est du FC Malaga, c’est le très britannique William Hill qui a décroché le gros lot pour la modique somme de 600,000€ pour la saison 2009-2010.
Et ce sont les Blues du petit poucet de la ligue 1 française, Boulogne-sur-mer, qui se mettent à rêver d’un sponsor de la trempe de Betclic ou de Unibet. Pourquoi pas ?
Toujours est-il que, à l’heure où la légalisation des jeux et paris en ligne et donc de la publicité pour les jeux et paris en ligne, est repoussée, jamais depuis la création de cette industrie il y a dix ans, les sponsoring d’opérateurs de poker en ligne, de paris sportifs ou encore de casino en ligne n’a été aussi présent.

Que faut-il attendre, donc, de l’entrée en vigueur de la régulation dans certains pays d’Europe ?