Le Tribunal administratif de Lyon vient de rendre son verdict. La demande de la société Belge Gambling Management candidate à la reprise du casino « Le Pharaon » face au délégataire sortant le groupe Partouche voit son recours rejeté. La société Belge Gambling Management se trouve condamnée à verser la somme de 1 200 euros, pour le dédommagement des frais de procédure engagés, aussi bien à la ville de Lyon qu’au candidat concurrent la société Grand Casino de Lyon appartenant au groupe Partouche.
Le contrat DSP (Délégation du Service Public) qui lie la Ville de Lyon depuis 2000 avec le groupe Partouche pour le casino Le Pharaon arrivant à son terme le 31 mars 2010, la Ville de Lyon à lancé un appel d’offre. Nombreux étaient les candidats à la reprise de cet établissement de jeux, les deux pressentis étant la société Belge Gambling Management appartenant au groupe Circus et la société Grand Casino de Lyon appartenant au Groupe Français Partouche.
Mais les casinotiers belges considérant que les conditions de mises en concurrence entre eux et le groupe Partouche n’étant pas véritablement équitables ont choisi de saisi le Tribunal administratif de Lyon. La date d’instruction de ce dossier a été fixée au jeudi 23 avril 2009, ce qui a suspendue l’offre d’appel qui s’est vue retardée d’une vingtaine de jours, par conséquent reportée au 10 mai 2009.
La spécialité de la SAS Gambling Managament filiale du groupe Circus est le divertissement. Elle dirige deux établissements de jeu en Belgique, Namur et Spa. Elle exploite de nombreuses machines à sous, bowling, discothèque. Ses prévisions pour le casino de Lyon sont une augmentation du chiffre d’affaires, la création d’emplois et un développement européen du casino Le Pharaon. Mais peut-on imaginer une entente cordiale entre la Ville de Lyon et ce candidat après une procédure judiciaire.
Le casino Le Pharaon ainsi que l’Hôtel Hilton qui le jouxte appartiennent au groupe Partouche, une entreprise familiale qui possède déjà un autre casino à Lyon situé à Charbonnières « Le Lyon Vert ». Malgré la crise, le Pharaon a enregistré pour l’année 2008 plus de 450 000 entrées et son produit brut des jeux s’élève à 37,7 millions d’euros. Le groupe Partouche est propriétaire de 47 casinos sur les 197 casinos français avec un classement en seconde position pour un de ces casinos celui d’Aix-en-Provence le Pasino.
L’établissement de jeu était jusque-là menacé de fermeture compte tenu des désaccords entre le groupe Partouche et la Mairie. Le casinotier tenant compte de la baisse de son chiffre d’affaires dû à la crise économique a souhaité une diminution des prélèvements de la ville qui était jusque-là de 15 % sur les produits bruts des jeux. Le député-maire Etienne Blanc arguant l’investissement du groupe de 20 millions d’euros pour le casino de Bandol et de son acceptation d’augmentation des prélèvements reversé à la même ville, passant de 13 à 15 % a refusé d’accéder à la demande du casinotier. Ce dernier est propriétaire des murs et opérateur du Domaine de Divonnes-les-Bains. L’accord est tout de même intervenu grâce à la rétrocession pour être réinvestie dans l’établissement d’une somme de 350 000 euros par an sur les 15 % prélevés.
Mitch Garber rejoint le géant américain des casinos et propriétaire des World Series of Poker. Il est l’ancien dirigeant de PartyGaming PLC, propriétaire de PartyPoker. Sa célébrité s’est faite en partie lorsqu’il a guidé la société sur le marché du poker dans une période qui a suivi l’introduction de l’UIGEA (Unlawful Inertnet Gaming Enforcement Act). L’expérience sans faille de ce nouveau patron a été démontrée dans sa direction précédente et ce recrutement devrait permettre au groupe Harrah’s de prendre une place importante dans le marché des jeux en ligne qui verra sans doute la légalisation de ce marché se faire dans un proche avenir.
La réaction du Ministère du budget face à cette promotion ne s’est pas fait attendre. Bercy a fait part de son mécontentement et souligne que « la publicité pour les opérateurs de jeux reste illégale, sauf pour ceux disposant d’une autorisation ». Il juge les publicités illégales avant l’ouverture officielle du marché français. Cette infraction pourrait générer des mauvais points lors de la demande de licence. Mais, les opérateurs de paris sont pourtant nombreux à faire leur publicité sur le net. Alors, que fera le gouvernement à l’encontre de tous les opérateurs qui ne respectent pas sa demande ? Actuellement, le Ministère étudie les moyens juridiques à mettre en œuvre pour que le calendrier soit respecté par tous les opérateurs.