A quelques mois de cette mise en application prévue pour le 1er janvier 2010, certains opérateurs lancent une campagne publicitaire sur les ondes radio et dans la presse écrite. Cette promotion a débuté sur Europe 1, elle sera suivie par la presse et les différentes radios. Le Ministre du budget Eric Woerth a fait part de son mécontentement face à la publicité faite avant l’ouverture effective des jeux en ligne. En effet, le gouvernement avait fait savoir qu’il ne souhaitait pas autoriser les opérateurs à faire de la publicité avant l’ouverture officielle des jeux en ligne. Mais, pendant ce temps, la Française des jeux multiplie sa promotion sur des nouveaux jeux et par des partenariats.
La holding détenu à parité par Stéphane Courbit et la Société des Bains de Mer de Monaco à laquelle appartient Mangas Gaming et qui possède Betclic s’insurge contre l’inégalité de traitement avec les monopoles le PMU et la Française des jeux qui ont passés des accords avec aussi bien la radio RTL qu’avec le journal magazine 20 Minutes ou les chaines de télévision France 2 et Canal +. Pourtant, Betclic donne des garanties à ses joueurs au même titre que les monopoles qui sont légaux au regard du droit européen et souhaite des mesures de protection provisoires.
Betclic est la première entreprise privée de jeux en ligne en France. Elle enregistre un million de joueurs et se place en 3ème position en Europe derrière Bwin et Sportingbet. Mangas Gaming projette la réalisation de 200 millions d’euros de produit brut des jeux pour l’année 2009. Elle compte bien obtenir une licence pour la France lui permettant d’organiser des paris sur internet. Le texte sur l’ouverture du marché des jeux en ligne répond à une injonction de la Commission européenne qui a demandé à la France d’ouvrir ce marché à la concurrence. Elle fait face au développement de l’offre des jeux d’argent sur internet qui s’opère souvent dans un cadre illégal. Le projet de loi met fin aux monopoles actuels du PMU, de la Française des jeux et des casinos sur les paris sportifs, les paris hippiques ou le poker. A partir du 1er janvier 2010, seuls les opérateurs ayant obtenu une licence pourront proposer des offres sur le net. Ceux qui n’auront pas reçu l’agrément seront passibles de 3 ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende pour l’organisation illégale de jeux en ligne, des machine à sous ou même du backgammon.
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